Section III : Renseignements supplémentaires

3.1 Alignement sur les secteurs de résultats du gouvernement du Canada

Le cadre des rapports sur le rendement du gouvernement du Canada comporte treize résultats regroupés en trois secteurs de dépenses, soit les affaires économiques, sociales et internationales. De plus, le SPPC, comme plusieurs organismes gouvernementaux, communique des avis et de l’aide à d’autres ministères et organismes. Ces services sont liés à un quatrième secteur de dépenses, soit les affaires gouvernementales. Le tableau qui suit illustre comment les quatre activités de programmes du SPPC sont liées au rendement du Canada.

Résultat stratégique : Poursuivre les auteurs d’actes criminels en vertu des lois fédérales sans ingérence indue et dans le respect de l’intérêt public.
  Dépenses réelles 2007-2008
(en millions de dollars)
Harmonisation avec les secteurs de résultats du gouvernement du Canada
Budgétaires Non budgétaires Total  
Activité de programmes no 1 : Diriger des poursuites en matière de drogue, liées au crime organisé et des poursuites en cas d’infractions au Code criminel 85,9 s.o. 85,9 Affaires sociales
Affaires gouvernementales
Activité de programmes no 2 : Diriger les poursuites concernant les infractions aux lois fédérales visant à protéger l’environnement, les ressources naturelles et la santé économique et sociale 18,8 s.o. 18,8 Affaires économiques
Affaires sociales
Affaires gouvernementales
Activité de programmes no 3 : Adresser les enjeux de droit pénal dans le but de contribuer, dans le contexte des poursuites, à une société plus sécuritaire pour le Canada 4,4 s.o. 4,4 Affaires internationales
Affaires gouvernementales
Activité de programmes no 4 : Promouvoir, dans le contexte des poursuites, un système de justice équitable et efficace que reflète les valeurs canadiennes 0,8 s.o. 0,8 Affaires sociales
Affaires économiques
Affaires internationales
Total 109,9 - 109,9  

(Pour en savoir plus sur les quatre grands secteurs de dépenses du gouvernement du Canada et les 13 résultats correspondants, rendez-vous au http://www.tbs-sct.gc.ca/ppg-cpr/Home-Accueil-fra.aspx.)

3.2 Partenaires

Ministère de la Justice Canada

Le SPPC continue de travailler en étroite collaboration avec le ministère de la Justice Canada. Les procureurs fédéraux profitent de consultations auprès de juristes du ministère de la Justice dans des domaines comme les droits de la personne, le droit constitutionnel, le droit des Autochtones et les politiques en matière de droit pénal. Le SPPC et le ministère de la Justice prodiguent des conseils et des avis juridiques à des organismes d’enquête.

D’un point de vue administratif, le SPPC continue de dépendre du ministère de la Justice pour la plupart des services transactionnels généraux.

Organismes d’enquête

Le SPPC coopère avec plusieurs organismes d’enquête, dont la GRC et d’autres corps policiers. Il collabora également avec les sections de l’application de la loi des ministères et organismes fédéraux, comme le Bureau de la concurrence, l’Agence du revenu du Canada, l’Agence des services frontaliers du Canada, Pêches et Océan Canada, Environnement Canada et Santé Canada.

Les enquêtes, ciblant des organisations complexes ou faisant appel à des méthodes qui n’ont pas encore fait l’objet d’un examen judiciaire, exigent généralement de fréquents conseils de la part des procureurs. Devant la complexité de la loi et les coûts élevés d’enquêtes échelonnées sur plusieurs années, il devient de plus en plus indispensable pour les corps policiers de connaître sans délai l’incidence de leurs décisions sur une poursuite éventuelle. Ainsi, à une époque où l’analyse des décisions d’enquête peut monopoliser un temps considérable au cours d’un procès, le SPPC prodigue des avis et des conseils juridiques continus avant l’inculpation.

Par ailleurs, il peut s’avérer nécessaire ou utile d’impliquer des juristes du SPPC pour obtenir certains mandats visant à recueillir des preuves, par exemple lors de demandes d’écoutes électroniques et de mandats de produire des preuves potentielles. Dans cette optique, les procureurs veillent à ce que le tribunal dispose de tous les éléments requis pour décider si les corps policiers devraient être habilités à faire ce qu’ils demandent.

La participation précoce et continue des procureurs aux enquêtes d’envergure ou à la mise en œuvre de programmes nationaux contribuent à garantir que la police et les autres organismes d’enquête bénéficient de conseils juridiques leur permettant de décider de la meilleure façon de faire respecter la loi.

Provinces

La compétence en matière de poursuites est partagée entre les gouvernements fédéral et provinciaux. De cette responsabilité partagée découle un besoin de coopération et de coordination quant à l’application du droit pénal. Ainsi, le SPPC peut par exemple, intenter des poursuites pour des infractions au Code criminel avec le consentement et pour le compte du procureur général d’une province, s’il s’avère plus efficace et plus économique d’agir ainsi. Généralement, cela survient lorsque les infractions au Code criminel relèvent des lois fédérales, par exemple des infractions en matière d’armes à feu liées à une accusation concernant les drogues.

De même, un service des poursuites provincial peut mener des poursuites relatives à des accusations en matière de drogue lorsque l’infraction majeure est prévue au Code criminel. De tels arrangements sont appelés accords « relatifs aux infractions majeures et moindres » parce que le service des poursuites qui se charge de la poursuite relative à l’infraction « majeure » s’occupera aussi de l’infraction « moindre ». Le 10 février 2007, le directeur des poursuites pénales a été habilité à intenter des poursuites que le procureur général du Canada est autorisé à engager dans le cadre de tels accords.

Les causes majeures qui impliquent à la fois des infractions graves au Code criminel et d’autres infractions aux lois fédérales sont, de plus en plus souvent prises en charge par des équipes conjointes de procureurs, particulièrement dans les dossiers touchant le crime organisé.

3.3 Tableaux supplémentaires

Tableau 1 : Comparaison des dépenses prévues et des dépenses réelles (comprenant les équivalents temps plein)

  2007-2008
(en millions de dollars) Dépenses
réelles
2005-2006
Dépenses réelles
2006-2007
Budget principal des dépenses Dépenses prévues Autori-
sations totales
Dé-
penses réelles
Diriger des poursuites
en matière de drogue,
liées au crime organisé
et des poursuites en
cas d’infractions au
Code criminel
s.o. s.o. 75,7 99,2 94,4 85,9
Diriger les poursuites concernant les infractions aux lois fédérales visant à protéger l’environnement, les ressources naturelles
et la santé économique
et sociale
s.o. s.o. 17,6 19,9 19,1 18,8
Adresser les enjeux de
droit pénal dans le but
de contribuer, dans le contexte des poursuites,
à une société plus sécuritaire pour le Canada
s.o. s.o. 4,3 5,1 4,8 4,4
Promouvoir, dans le contexte des poursuites, un système de justice équitable et efficace qui reflète les valeurs canadiennes s.o. s.o. 0,9 1,1 0,9 0,8
Total     98,5 125,3 119,2 109,9
Moins : Revenus
non disponibles
s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. (1,2)
Plus : Coût des services reçus à titre gracieux s.o. s.o. 9,5 9,5 s.o. 11,6
Total des dépenses de l’organisation     108,0 134,8 119,2 120,3
Équivalents temps plein s.o. s.o. 674 724 - 748

Tableau 2 : Crédits votés et postes législatifs

(en milliers de dollars) 2007-2008
Poste voté ou législatif Libellé tronqué pour le poste voté ou législatif Budget principal des dépenses Dépenses prévues Autorisations totales Dépenses
réelles
Crédit 35 Dépenses du programme 86,3 112,1 109,1 99,8
- Dépenses en immobilisations s.o. s.o. s.o. s.o.
- Subventions et contributions s.o. s.o. s.o. s.o.
- Traitement et allocation de voiture du ministre s.o. s.o. s.o. s.o.
- Contributions aux régimes d’avantages sociaux des employés 12,2 13,2 10,1 10,1
  Total 98,5 125,3 119,2 109,9

Tableau 3 : Sources des revenus disponibles et des revenus non disponibles

Pour en savoir plus sur les sources des recettes disponibles et non disponibles du SPPC, visitez
http://www.tbs-sct.gc.ca/dpr-rmr/2007-2008/index-fra.asp.

Tableau 4 : Rapports sur les initiatives horizontales

En 2007-2008, le SPPC a participé à deux initiatives horizontales : la Stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme de Santé Canada, et l’Initiative Sécurité publique et antiterrorisme (SPAT) mené par Sécurité publique Canada.

Vous pourrez trouver des informations supplémentaires sur les initiatives horizontales en visitant
http://www.tbs-sct.gc.ca/rma/eppi-ibdrp/hrdb-rhbd/profil_f.asp.

Tableau 5 : Vérifications internes et évaluations

Ni vérification interne ni évaluation n’ont été faites en 2007-2008.

Tableau 6 : Politiques relatives aux déplacements

Le SPPC respecte les taux et allocations énoncés dans les Autorisations spéciales de voyager et dans la Directive sur les voyages du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada.

Pour en savoir plus sur les politiques relatives aux déplacements, voir
http://publiservice.tbs-sct.gc.ca/pubs_pol/hrpubs/TBM_113/menu-travel-voyage_f.asp

Tableau 7 : États financiers

Tous les ministères et organismes fédéraux, selon la définition de l’article 2 de la Loi sur la gestion des finances publiques, ainsi que les ministères ayant des fonds renouvelables, doivent présenter leurs états financiers dans leur Rapport ministériel sur le rendement.

États financiers (non vérifiés) – pour l’exercice terminé le 31 mars 2008

Responsabilité de la direction à l’égard des états financiers

La responsabilité de l’intégrité et de l’objectivité des états financiers ci-joint pour l’exercice terminé le 31 mars 2008 et toute l’information figurant dans ces états incombe à la direction du Bureau du directeur des poursuites pénales. Ces états financiers ont été préparés par la direction conformément aux conventions comptables du Conseil du Trésor, qui sont conformes aux principes comptables généralement reconnus du Canada pour le secteur public.

Certaines informations présentées dans les états financiers sont fondées sur les meilleures estimations et le jugement de la direction, et tiennent compte de l’importance relative. Pour s’acquitter de ses obligations au chapitre de la comptabilité et de la présentation des rapports, la direction tient des comptes qui permettent l’enregistrement centralisé des opérations financières de l’organisme. L’information financière, soumise pour la préparation des Comptes publics du Canada et incluse dans ce Rapport ministériel sur le rendement, concorde avec les états financiers ci-joints.

La direction possède un système de gestion financière et de contrôle interne conçu pour fournir une assurance raisonnable que l’information financière est fiable, que les actifs sont protégés et que les opérations sont conformes à la Loi sur la gestion des finances publiques, qu’elles sont exécutées en conformité avec les règlements, qu’elles respectent les autorisations du Parlement et qu’elles sont comptabilisées de manière à rendre compte de l’utilisation des fonds du gouvernement. La direction veille également à l’objectivité et à l’intégrité des données de ses états financiers par la sélection appropriée, la formation et le perfectionnement d’employés qualifiés, par une organisation assurant une séparation appropriée des responsabilités et par des programmes de communication visant à assurer la compréhension des règlements, des politiques, des normes et des responsabilités de gestion dans tout l’organisme.

Les états financiers du SPPC n’ont pas fait l’objet d’une vérification.

Brian Saunders
Lucie Bourcier
Directeur des poursuites pénales par intérim

Dirigeante principale des finances

Ottawa, Canada

Date le 15 août 2008

État de la situation financière (non vérifié)
Exercice terminé le 31 mars
En milliers de dollars (000 $)

Actif 2008
Actif financier
Débiteurs (note 6) 5 528
Avances (note 7) 5
Total des actifs financiers 5 533
Actif non financier
Immobilisations corporelles (note 8) 4 375
Total des actifs non financier 4 375
Total 9 908

Passif et Avoir du Canada 2008
Passif
Créditeurs et charges à payer (note 9) 14 326
Indemnités de vacances et congés compensatoires 2 548
Indemnités de départ (note 10) 12 553
Total des passifs 29 427
Avoir du Canada (19 519)
Total 9 908

Passif éventuel (Note 11)

Les notes complémentaires font partie intégrante des états financiers.


État des résultats (non vérifié)
Exercice terminé le 31 mars
En milliers de dollars (000 $)

Charges (note 4) 2008
Poursuites en matière de drogue, de crime organisé et en cas d’infractions au Code criminel. 94 399
Poursuites concernant les infractions aux lois fédérales visant à protéger l’environnement, les ressources naturelles et la santé économique et sociale 30 621
Adresser les enjeux de droit pénal dans le but de contribuer, dans le contexte des poursuites, à une société plus sécuritaire pour le Canada. 4 828
Promouvoir, dans le contexte des poursuites, un système de justice équitable et efficace qui reflète les valeurs canadiennes. 897
Total des charges 130 745

Revenus (note 5) 2008
Poursuites concernant les infractions aux lois fédérales visant à protéger l’environnement, les ressources naturelles et la santé économique et sociale 10 809
Poursuites en matière de drogue, de crime organisé et en cas d’infractions au Code criminel. 1 201
Total des revenus 12 010
Coût de fonctionnement net 118 735

Les notes complémentaires font partie intégrante des états financiers.


État de l'avoir du Canada (non vérifié)
Exercice terminé le 31 mars
En milliers de dollars (000 $)

  2008
Avoir du Canada, début de l'exercice 0
Coût net de fonctionnement (118 735)
Crédits de l'exercice en cours utilisés (note 3) 109 939
Revenu non disponible pour dépenser (1 230)
Variation de la situation nette du Trésor (note 3) (1 855)
Passif net pour le transfert du Ministère de la Justice (note 13) (19 250)
Services fournis gratuitement par d'autres ministères (note 12) 11 612
Avoir du Canada, fin de l'exercice (19 519)

Les notes complémentaires font partie intégrante des états financiers.


État des flux de trésorerie (non vérifié)
Exercice terminé le 31 mars
En milliers de dollars (000 $)

Activités de fonctionnement 2008
Coût de fonctionnement net 118 735
Élément n'affectant pas l'encaisse
Amortissement des immobilisations corporelles (note 8) (1 451)
Services fournis gratuitement par d'autres ministères (note 12) (11 612)
Variations dans l'État de la situation financière
Augmentation des comptes débiteurs et avances 5 533
Augmentation des passifs (29 427)
Encaisse utilisée par activités de fonctionnement 81 778

Activités d'investissement en immobilisations 2008
Acquisition d'immobilisations corporelles (note 8) 851
Transfert des immobilisations corporelles de Justice (note 8) 4 975
Produits de l’aliénation d’immobilisations corporelles 0
Encaisse utilisée par les activités d'investissement en immobilisations 5 826

Activités de financement 2008
Encaisse nette fournie par le gouvernement du Canada (106 854)
Passif net transféré du Ministère de la Justice (note 13) 19 250
Encaisse utilisée par les activités de financement (87 604)

Les notes complémentaires font partie intégrante des états financiers.


Notes complémentaires aux états financiers (non vérifiées)

1. Mandat et objectifs

Le 12 décembre 2006, le Bureau du directeur des poursuites pénales, également connu sous le nom de Service des poursuites pénales du Canada (SPPC) a été créé en vertu de la Loi sur le directeur des poursuites pénales soit la partie 3 de la Loi fédérale sur la responsabilité. Il remplace l'ancien Service fédéral des poursuites du ministère de la Justice Canada et opère indépendamment, aux fins de la reddition de comptes financiers, depuis le 1er avril 2007. Le SPPC poursuit trois priorités dans le cadre de ses quatre activités de programmes (AP) :

Priorité A) Diriger des poursuites en matière de drogue, de crime organisé et en cas dinfractions au Code criminel.

AP 1: Poursuivre les auteurs dactes criminels en vertu des lois fédérales
Dans le cadre de cette activité de programmes, le SPPC fournit des conseils liés aux poursuites et un soutien au contentieux lors des enquêtes menées par les policiers, et intente les poursuites relatives à toutes les infractions en matière de drogue aux termes de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, peu importe quel service policier - fédéral, provincial ou municipal - porte les accusations, sauf au Québec et au Nouveau-Brunswick, où le SPPC donne suite aux accusations en matière de drogue portées par la GRC seulement. Bon nombre de ces affaires ont trait au crime organisé. En vertu d'ententes et d’accords conclus avec les provinces, le SPPC intente les poursuites pour les infractions au Code criminel dans les cas où celles-ci sont liées à des accusations en matière de drogue et que ces accusations sont au cœur du dossier. Dans les trois territoires, le SPPC est chargé des poursuites pour toutes les infractions au Code criminel. Il importe de noter que dans le cas de conseils liés aux poursuites à l'étape de l'enquête, la priorité opérationnelle est accordée aux affaires d'une grande complexité et à celles qui comportent un risque juridique élevé.

AP 2: Diriger les poursuites concernant les infractions aux lois fédérales visant à protéger lenvironnement, les ressources naturelles et la santé économique et sociale.
AP 2 :
Dans le cadre de cette activité de programmes, le SPPC offre des conseils et du soutien aux litiges aux organismes fédéraux chargés des enquêtes et dirige les poursuites dans le cas d'infractions à 50 lois fédérales servant à faire respecter les mandats et à appliquer les politiques de ministères fédéraux, par exemple, la Loi sur les pêches, la Loi de l'impôt sur le revenu, la Loi sur le droit d'auteur, la Loi canadienne sur la protection de l'environnement. De plus, le SPPC donne des conseils et dirige les poursuites dans les dossiers complexes de fraude sur les marchés financiers.

AP 3: Adresser les enjeux de droit pénal dans le but de contribuer, dans le contexte des poursuites, à une société plus sécuritaire pour le Canada.
Dans le cadre de cette activité de programmes, le SPPC dirige les poursuites pour des infractions à des lois fédérales comme la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, la Loi sur les douanes, la Loi sur l’accise et la Loi sur la taxe d'accise pour lutter contre la criminalité transnationale et le terrorisme. De plus, le SPPC peut fournir des avocats pour aider à l’exécution de demandes d’extradition et d’entraide juridique devant les tribunaux canadiens en vertu de la Loi sur l’extradition et de la Loi sur l’entraide juridique en matière criminelle.

Priorité B) Contribuer au renforcement de système de justice pénale.

AP 4 : Le SPPC contribue au renforcement du système de justice pénal dans l'ensemble du pays et à l'amélioration de son efficacité en fournissant des services de formation juridique aux policiers et en promouvant une collaboration fédérale / provinciale/territoriale dans la communauté des poursuivants sur des questions d’intérêts communs.

Priorité C) Assurer la pérennité du Service des poursuites pénales du Canada.

En 2007-2008, le SPPC s’est concentré sur la nécessité de fournir au personnel le soutien dont il a besoin et de bâtir la structure organisationnelle. Tout au long de l’année, le SPPC s’est appliqué à assurer la transition vers une organisation indépendante et transparente. Plusieurs mesures ont été prises, notamment l’adoption d’une structure décisionnelle pour régler des questions juridiques, et l’instauration de comités chargés des finances, des ressources humaines, de la gestion et de la technologie de l’information, outre le Conseil consultatif supérieur et le Conseil exécutif. Plusieurs postes supérieurs ont été créés en raison des particularités du travail accompli par les procureurs et pour offrir à ces derniers un cheminement de carrière intéressant. Toujours dans le domaine des ressources humaines, le SPPC a adopté un plan stratégique conforme à la Loi sur les langues officielles et mis en place une infrastructure visant à favoriser l’efficacité des consultations et des communications patronales-syndicales.

2. Sommaire des principales conventions comptables

Les états financiers ont été préparés conformément aux conventions comptables du Conseil du Trésor, qui sont conformes aux principes comptables généralement reconnus du Canada pour le secteur public.

Les principales conventions comptables sont les suivantes :

a) Crédits parlementaires
Le SPPC est financé par le gouvernement du Canada au moyen de crédits parlementaires. Les crédits consentis au SPPC ne correspondent pas à la présentation des rapports financiers en conformité avec les principes comptables généralement reconnus, étant donné que les crédits sont fondés, dans une large mesure, sur les besoins de trésorerie. Par conséquent, les postes comptabilisés à l'état des résultats et à l'état de la situation financière ne sont pas nécessairement identiques aux postes que pourvoient les crédits parlementaires. La note 3 présente un rapprochement général entre les deux méthodes de rapports financiers.

b) Encaisse nette fournie par le gouvernement
Le SPPC est administré dans le cadre du Trésor, lui-même administré par le Receveur général du Canada. Tout l'argent reçu par l’organisme est déposé dans le Trésor et tout débours effectué par le SPPC est tiré sur celui-ci. L'encaisse nette fournie par le gouvernement est la différence entre toutes les rentrées de fonds et toutes les sorties de fonds, y compris les opérations entre les ministères au sein du gouvernement fédéral.

c) Variation de la situation nette du Trésor
La variation de la situation nette du Trésor correspond à la différence entre l'encaisse nette fournie par le gouvernement et les crédits utilisés au cours d'un exercice, à l'exclusion du montant des revenus non disponibles comptabilisés par le SPPC. Il découle d'écarts temporaires entre le moment où une opération touche un crédit et le moment où elle est traitée par le Trésor.

d) Revenus
  • Les revenus provenant de la prestation de services juridiques sont comptabilisés au cours de l'année où les services sont rendus.
  • Les amendes, les confiscations et les frais de justice sont comptabilisés par l’organisme, lors de la réception des paiements.
e) Charges
  • Les indemnités de vacances et de congés compensatoires sont passées en charges au fur et à mesure que les employés en acquièrent le droit en vertu de leurs conditions d'emploi respectives.
  • Les charges relatives à la prestation des services juridiques sont limitées aux coûts qu'assume directement l’organisme. Ces services juridiques ne seront pas nécessairement tous recouverts comme revenus provenant des organismes clients. Les coûts des services juridiques que les organismes clients paient directement aux fournisseurs externes comme les mandataires ne sont pas comptabilisés dans les charges de l’organisme.
  • Les services fournis gratuitement par d'autres ministères pour les locaux et les cotisations de l'employeur aux régimes de soins de santé et de soins dentaires sont comptabilisés à titre de charges de fonctionnement à leur coût estimatif.
f) Avantages sociaux futurs
  • Prestations de retraite Les employés admissibles participent au Régime de pension de retraite de la fonction publique, un régime mufti-employeur administré par le gouvernement du Canada. Les cotisations de l’organisme au régime sont passées en charges dans l'exercice au cours duquel elles sont engagées et elles représentent l'obligation totale de l’organisme découlant du régime. En vertu des dispositions législatives en vigueur, l’organisme n'est pas tenu de verser des cotisations au titre de l'insuffisance actuarielle du régime.
  • Indemnités de départ Les employés ont droit à des indemnités de départ, prévues dans leurs conventions collectives ou les conditions d'emploi. Le coût de ces indemnités s'accumule à mesure que les employés effectuent les services nécessaires pour les gagner. Le coût des avantages sociaux gagnés par les employés est calculé à l'aide de l'information provenant des résultats du passif déterminé sur une base actuarielle pour les prestations de départ pour l'ensemble du gouvernement.
g) Débiteurs
Les débiteurs sont comptabilisés en fonction des montants que l'on prévoit réaliser. Des provisions sont établies pour les débiteurs dont le recouvrement est incertain.

h) Passif éventuel
Le passif éventuel représente des obligations possibles qui peuvent devenir réelles selon que certains événements se produisent ou non. Dans la mesure où l'événement risque de se produire ou non et si l'on peut établir une estimation raisonnable de la perte, on comptabilise un passif estimatif et une charge. Si la probabilité ne peut être déterminée ou s'il est impossible de faire une estimation raisonnable du montant, l'éventualité est présentée dans les notes complémentaires aux états financiers.

i) Immobilisations corporelles
Toutes les immobilisations corporelles sont comptabilisées à leur coût d'achat et amorties selon la méthode linéaire sur la durée de vie utile estimative de l'immobilisation, comme suit :


Catégories d’immobilisations  Coût initial
égal ou plus grand que
Période d'amortissement
Matériel de bureau et autre 10 000 $ entre 5 et 8 ans
Matériel de télécommunications 10 000 $ entre 4 et 5 ans
Matériel informatique 1 000 $ entre 3 et 5 ans
Logiciels 10 000 $ entre 3 et 5 ans
Mobilier et accessoires 1 000 $ 10 ans
Véhicules automobiles 10 000 $ 5 ans
Améliorations locatives 10 000 $ Le moindre de la durée du bail ou de la vie utile
Travaux en cours Selon la nature de l'immobilisation Une fois en service, conformément à la nature de l'immobilisation

j) Incertitude relative à la mesure
La préparation de ces états financiers, conformément aux conventions comptables du Conseil du Trésor, qui sont conformes aux principes comptables généralement reconnus au Canada pour le secteur public, exige de la direction qu'elle fasse des estimations et pose des hypothèses qui influent sur les montants déclarés de l’actif, du passif, des revenus et des charges présentés dans les états financiers. Au moment de la préparation des présents états financiers, la direction considère que les estimations et les hypothèses sont raisonnables. Les principaux éléments pour lesquels des estimations sont faites sont le passif éventuel, le passif pour les indemnités de départ et la durée de vie utile des immobilisations corporelles. Les résultats réels pourraient différer des estimations de manière substantielle. Les estimations de la direction sont revues périodiquement et, à mesure que les rajustements deviennent nécessaires, ils sont constatés dans les états financiers de l'exercice où ils sont connus.

3. Crédits parlementaires

Le SPPC reçoit la plus grande partie de son financement au moyen de crédits parlementaires annuels. Les éléments comptabilisés dans l'État des résultats et l'État de la situation financière d'un exercice peuvent être financés au moyen de crédits parlementaires qui ont été autorisés lors d’exercices précédents, pendant l'exercice en cours ou qui le seront dans des exercices futurs. En conséquence, les résultats nets de fonctionnement de l’organisme diffèrent selon qu'ils sont présentés selon le financement octroyé par le gouvernement ou selon la méthode de la comptabilité d'exercice. Les différences sont rapprochées dans les tableaux suivants :

a) Rapprochement du coût net de fonctionnement et des crédits parlementaires de l'exercice en cours

En milliers de dollars (000 $) 2008
Coût net de fonctionnement 118 735
   
Rajustements pour les postes ayant une incidence sur le coût net de fonctionnement, mais non sur les crédits
Ajouter (déduire)
Services fournis gratuitement par d'autres ministères (note 12) (11 612)
Amortissement des immobilisations corporelles (note 8) (1 451)
Indemnités de départ (1 164)
Indemnités de vacances et congés compensatoires (120)
Débiteurs de l’extérieur 312
Revenu non disponible pour dépenser 1 230
Régime d'avantages sociaux des employés (RASE) (partie de l'employeur) élément des revenus des services juridiques 1 527
Remboursement et contrepassation de charges d’exercice antérieur 1 631
Rajustements pour les postes sans incidence sur le coût net de fonctionnement, mais ayant une incidence sur les crédits
Ajouter (déduire)
Acquisitions d'immobilisations corporelles (note 8) 851
Crédits utilisés de l'exercice en cours 109 939


b) Crédits fournis et utilisés

En milliers de dollars (000 $) 2008
Crédit 35 - Dépenses du programme 109 088
Montants législatifs 10 150
  119 238
Moins  
Fonds non utilisés (9 299)
   
Crédits utilisés de l'exercice en cours 109 939


c) Rapprochement de l'encaisse nette fournie par le gouvernement et des crédits utilisés de l'exercice en cours

En milliers de dollars (000 $) 2008
Encaisse nette fournie par le gouvernement 106 854
Revenu non disponible pour dépenser 1 230
  108 084
Variation de la situation nette du Trésor  
Remboursement et ajustement des charges à payer d’exercice antérieur 1 631
Avantages sociaux, élément des revenus des services juridiques 1 527
Autres ajustements (1 303)
  1 855
Crédits utilisés de l'exercice en cours 109 939

4. Charges

En milliers de dollars (000 $) 2008
Fonctionnement
Salaires et avantages sociaux 85 806
Services professionnels et spéciaux 26 702
Installations 8 084
Voyages et réinstallations 4 110
Services publics, fournitures et approvisionnements 1 710
Amortissement des immobilisations corporelles 1 451
Communications 1 215
Information 867
Autre 356
Location 269
Entretien et réparation 152
Réclamations et paiements à titre gracieux 23
Total des charges de fonctionnement 130 745

5. Revenus

En milliers de dollars (000 $) 2008
Services  
Services juridiques 10 809
Autres revenus  
Amendes et confiscations 911
Loyer provenant des logements fournis aux employés 316
Autre (26)
  1 201
   
Total des revenus 12 010

6. Débiteurs

En milliers de dollars (000 $) 2008
Ministères et organismes fédéraux 5 137
De l’extérieure 391
Total des débiteurs 5 528

7. Avances

En milliers de dollars (000 $) 2008
Avances permanentes détenues par les employés pour déplacements et petite caisse 5
Total des avances 5

8. Immobilisations corporelles

En milliers de dollars (000 $) Coût Amortissement cumulé 2008
Immobi-
lisations corporelles
Solde d'ouver-
ture
Acqui-
sitions
Aliéna-
tions et trans-
ferts
Solde de clôture Solde d'ouver-
ture
Amortis-
sement de l'exercice
Aliéna-
tions et trans-
ferts
Solde de clôture Valeur comptable nette
Matériel de bureau et autre 17 0 0 17 0 0 0 0 17
Matériel de télécommu-
nications
0 0 12 12 0 0 0 0 12
Matériel informatique 1 029 303 (12) 1 320 471 257 0 728 592
Logiciels 91 131 0 222 67 17 0 84 138
Mobilier et accessoires 491 368 0 859 153 71 0 224 635
Véhicules automobiles 56 0 0 56 29 10 0 39 17
Améliorations locatives 5 722 0 103 5 825 1 814 1 096 0 2 910 2 915
Travaux en cours -
Améliorations locatives
103 49 (103) 49 0 0 0 0 49
Total des immobilisations
corporelles
7 509 851 0 8 360 2 534 1 451 0 3 985 4 375

Le transfert des immobilisations corporelles de Justice est la différence entre le solde d'ouverture total des coûts et le solde d'ouverture total de l'amortissement cumulé, soit 4 975 $.

9. Créditeurs et charges à payer

En milliers de dollars (000 $) 2008
Ministères et organismes fédéraux
Créditeurs 310
De l’extérieure
Créditeurs 11 916
Salaires à payer 1 900
Autres passifs 200
  14 016
Total des créditeurs et des charges à payer 14 326

10. Avantages sociaux

a) Prestations de retraite

Les employés de l’organisme participent au Régime de retraite de la fonction publique, qui est parrainé et administré par le gouvernement du Canada. Les prestations de retraite s'accumulent sur une période maximale de 35 ans au taux de 2 % par année de services validables, multiplié par la moyenne des gains des cinq meilleures années consécutives. Les prestations sont intégrées aux prestations du Régime de pensions du Canada et du Régime de rentes du Québec, et sont indexées à l'inflation.

Tant les employés que le SPPC versent des cotisations couvrant le coût du régime. Les charges présentées ci-dessous représentent environ 2,1 fois (2,2 en 2006-2007) les cotisations des employés.

En milliers de dollars (000 $) 2008
Charges de retraite 7 378

La responsabilité de l’organisme relative au régime de retraite se limite aux cotisations versées. Les excédents ou les déficits actuariels sont constatés dans les états financiers du gouvernement du Canada, en sa qualité de répondant du régime.

b) Indemnités de départ

L’organisme verse des indemnités de départ aux employés en fonction de l'admissibilité, des années de service et du salaire final. Ces indemnités ne sont pas capitalisées d'avance. Les prestations seront prélevées sur les crédits futurs. Voici quelles étaient les indemnités de départ au 31 mars :

En milliers de dollars (000 $) 2008
Obligation au titre des prestations constituées, début de l'exercice 11 389
Charges pour l'exercice 1 732
Prestations versées pendant l'exercice (568)
   
Obligation au titre des prestations constituées, fin de l'exercice 12 553

11. Passif éventuel

Réclamations et litiges

Des réclamations ont été faites auprès de l’organisme dans le cours normal de ses activités. Des poursuites pour les réclamations totalisant environ 5 770 000 $ étaient toujours en instance au 31 mars 2008. Certaines obligations éventuelles pourraient devenir des obligations réelles selon que certains événements futurs se produisent ou non. Dans la mesure où l'événement futur risque de se produire ou non et si l'on peut établir une estimation raisonnable de la perte, on comptabilise un passif estimatif et une charge dans les états financiers. Un montant de 200 000 $ a été enregistré pour l'année fiscale 2007-2008.

12. Opérations entre apparentés

En vertu du principe de propriété commune, le SPPC est apparenté à tous les ministères, organismes et sociétés d'État du gouvernement du Canada. L’organisme conclut des opérations avec ces entités dans le cours normal de ses activités et selon des modalités commerciales normales.

De plus, au cours de l'exercice, le Bureau a reçu gratuitement des services d'autres ministères : installations, cotisations de l'employeur au régime de soins de santé et au régime de soins dentaires et les frais d'indemnisation des accidents de travail. Ces services gratuits sont constatés comme suit dans l'État des résultats :

En milliers de dollars (000 $) 2008
Installations fournies par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada 6 915
Contributions de l'employeur aux régimes de soins de santé et de soins dentaires payées par le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada 4 697
Total 11 612

Le gouvernement a structuré certaines de ses activités administratives de manière à optimiser l'efficience et l‘efficacité, de sorte qu'un seul ministère mène certaines activités au nom de tous, sans frais. Le coût de ces services, qui comprend les services de paye et d'émission des chèques offerts par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, n’est pas inclus à titre de charge dans l'état des résultats de l’organisme.

En outre, tout au long de l'exercice, le Bureau du directeur des poursuites pénales a fourni gratuitement à d'autres ministères gouvernementaux des services juridiques d'une valeur totale de 8 793 753 $.

13. Réorganisation de l'organisation — Transfert de l’Actif net

Le 12 décembre 2006, le Bureau du directeur des poursuites pénales, connu sous le nom de Service des poursuites pénales du Canada (SPPC) a été créé en vertu de la Loi sur le directeur des poursuites pénales soit la partie 3 de la Loi fédérale sur la responsabilité. Il remplace l'ancien Service fédéral des poursuites du ministère de la Justice Canada et opère indépendamment depuis le 1er avril 2007.

Voici la synthèse des actifs et des passifs pour les activités transférées du ministère de la Justice au Bureau du directeur des poursuites publiques, en vigueur le 1er avril 2007 :

En milliers de dollars (000 $) 2007
État de la situation financière
Actifs 7 634
Passifs (26 884)
   
Passif net pour le transfert (19 250)

14. Information comparative

Aucune comparaison n’est fournie, car 2007-2008 représentait la première année au cours de laquelle le SPPC opérait comme une entité distincte.
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